LGC – 26 – Trois jours

Doucement, tranquillement, avec mille précautions, l’orage se préparait. Il accrochait avec soin mille nuages noirs au ciel, et le maquillait de colère ; il épaississait l’air de menace. Dans les rues paisibles il mettait un peu d’ombre, et puis cette inquiétude irrationnelle au front des passants. Cela faisait des jours qu’on l’attendait maintenant, et il n’allait rien laisser au hasard.

Les oiseaux volaient bas, en silence. L’air lourd étouffait les rumeurs de la ville, qui semblait assoupie, ou bien sur le qui-vive, comme le veilleur qui a entendu une ombre entrer dans une demeure et qui l’attend, immobile, derrière une porte… prêt à bondir.

Au comptoir de la brasserie des Martyrs, Mâchemots parlait à un homme de forte stature, avec des épaules larges et des jambes arquées. Une toison rousse couvrait ses bras et son torse, son crâne nu luisait sous les lampes à pétrole. Il bougea pour être plus confortable, et son tabouret grinça sous son poids.

« Oui, disait-il, ils m’ont envoyé parce que je parle français. Et si vous dites que la Commune est en train de négocier avec la Mercie, alors j’ai bien fait de venir, oui. »

Il parlait très lentement, avec un fort accent.

« ‘ttends, le corrigea Mâchemots en donnant une petite tape sur le zinc, c’qu’une rumeur, ça. Elle tourne pas mal, c’est certain, et puis l’armée Merçaise n’bouge pas d’puis quelques jours, mais on n’est pas sûrs.

– Tout de même, on sait bien que ça va finir par arriver. »

Mâchemots hocha la tête.

« Et si ça arrive, alors ils vont encore s’échanger nos terres comme on troque des babioles, il n’en est pas question.

– Et c’pour ça qu’vous êtes venu voir Linspré, demanda Mâchemots, parce qu’vous voulez vous soul’ver ?

– Ouais, grogna l’homme, seulement tout seul on ne peut rien faire. Mais il y a quelques Parisiens qui ont déserté l’armée et qui pourraient nous aider, si on s’entendait avec Linspré. Et puis, il faudra qu’il se passe quelque chose à Paris aussi. »

Mâchemots eut un grand sourire, et il se tourna vers une table où Himmelfarb et Jean bavardaient tout bas.

« Z’entendez ça les gars ? Faudrait qu’il s’passe quelqu’ chose à Paris ! »

Il rit, et Jean face à lui sourit. Himmelfarb tourna sa tête, intéressé.

« Cause donc pas si fort de ça, Mâchemots, avertit Jean, on pourrait t’entendre.

– Blya, Port’-poisse, t’épates pas, y’a personne… »

Mais il s’approcha pour s’asseoir avec les deux autres, et fit signe au Gael de les rejoindre.

« Et tu le vois quand, Linspré ? demanda Jean à ce dernier.

– M’a donné rendez-vous ici à quatre heures.

– Devrait plus tarder, lâcha Himmelfarb.

– Tu dois pas l’voir aussi, Port’-poisse ? demanda Mâchemots.

– Si. Ce soir. Il a dit qu’il fallait qu’on cause.

– Rapport à quoi ?

– J’en sais rien. »

Il avait parlé sèchement et on ne lui posa pas plus de questions. Il y eut un silence gêné, le Gael se leva pour demander une nouvelle mesure de bière.

« Les clans qu’tu représentes, c’fait du monde ? lui demanda Mâchemots quand il revint.

– Ça dépend, grogna le Gael. C’est compliqué. Il y en a beaucoup qui n’osent pas dire qu’ils sont avec nous, mais si ça se fait… ils suivront. Et puis il y a le contraire, ceux qui fanfaronnent maintenant mais qui n’auront pas les tripes de vraiment participer… mais vu l’état de la garde communale, on est sûrement assez nombreux pour prendre Sligo et Gaillime… pour Fort Tone ça n’est pas dit, et de toute façon on ne pourrait pas le tenir. Enfin, comme on dit… ‘is fhearr fheuchainn na bhith san duil’ – il vaut mieux essayer qu’espérer. »

Mâchemots acquiesça gravement et se tourna vers Himmelfarb.

« Tout d’même, t’penses pas que ça va l’décider, Linspré ? Il a intérêt, hein, et puis il a fait son discours, tout ça… c’est l’moment, y’a pas à chier.

– Faut voir. Devenu prudent, le patron. »

Et Jean hocha la tête à son tour, nerveux. Il avait le visage grave, fermé, et la mâchoire crispée. Ses mains jouaient nerveusement avec un petit objet métallique, et parfois la flamme de la bougie s’y reflétait dans un éclat un peu jaune.

« Arrête d’jouer avec ça, lui conseilla Mâchemots, t’vas la paumer. »

Alors Jean releva les yeux et le fixa un instant d’un regard absent. Il avait les lèvres entrouvertes, et ça lui donnait l’air bête. Ses mains s’étaient arrêtées. Sans rien dire, il glissa la bague de fer à son doigt.

*

* *

On aurait dit de la neige, ou du coton, plutôt. Sur l’étendue verte, des taches blanches parsemées au hasard, duveteuses et rondes, comme une constellation terrestre. Le vent les berçait, parfois les déchirait, pourtant sans rudesse, et semait leurs aigrettes sur leurs voisines. Les brins d’herbe ployaient sous le poids de la pluie de la veille, que le soleil séchait en une légère vapeur. La brume, argentée sous le soleil, flottait sur le champ vert et brillant, çà et là quelques coquelicoqs écarlates complétaient le tableau de teintes vives et joyeuses. Midi était passé depuis quelques heures déjà, mais il régnait ce silence des aubes de campagne, troublé seulement par la légère brise et le murmure des champs. Là, le cri d’un oiseau.

Et puis brusquement l’orage, des pas, précipités ; bourrasques jaunes, deux robes, le grondement d’une cavalcade, course folle, tonnerre d’un rire et une chute… plus rien, un instant, et puis un rire, encore, aérien. Les pas – bonds impétueux, font frissonner l’herbe piétinée… des cris jetés au vent, un nouveau silence.

Une fillette s’accroupit, soudain muette. Devant ses yeux – verts ? – oscillaient en cadence des milliers de pissenlits. Un cri tout à coup lui fait lever la tête, le coin de ses lèvres se tordit en un léger sourire. Brusquement sa main plonge dans l’herbe vive, en arrache un brin. Premier sang – vermillon sur ses doigts courts et bruns. Porte à sa bouche, goût de sel, goût de chair. Le brin d’herbe pincé entre ses doigts, devant ses dents, elle siffla. Stridente – un rire lui répondit, quelques mots… peut-être ? Quelques pas. Sa main se tendit vers une tige, qu’elle brisa sèchement avant de porter la fleur à ses lèvres. Terre de Sienne.

Le vent tombait.

Elle considéra un temps l’orbe parfait, se releva, de la terre sur les genoux. Elle ferma les yeux, et ses traits se raidirent alors qu’elle se concentrait – pas un son ne troubla sa méditation. Et puis elle ouvrit les yeux ; doucement, ses lèvres s’étirèrent vers l’avant. Elle souffla.

Une à une, les aigrettes se détachèrent et s’en allèrent. Etoiles blanches soufflées au loin. Porteuses de souhaits. Abandonnées… aux aléas d’un premier, et dernier, vol.

Elle dansait. Ses bras d’airains étreignant le vent.

Elle chantait, aussi, et tournait jusqu’à ce qu’elle chute, étendue dans les champs comme une étoile à trois branches.

« Alors ils t’appellent Porte-poisse ? » demanda Elie avec un large sourire.

Son long corps brun était étendu près d’un arbre solitaire, vêtu seulement d’une légère tunique rouge et d’un pantalon de toile rêche. Il regardait le ciel clair, un brin d’herbe entre les dents. Il était beau, fort, paisible, un lion majestueux.

« Oui, répondit Jean, l’air absent. Et parfois Mauchance.

– D’où je viens, en Danhomé… »

L’autre eut un sourire, enfin, mais il restait tendu. Il se tenait à moitié assis, à moitié allongé, adossé à l’arbre, un peu affalé, les genoux au niveau de ses yeux et ses deux poignets posés dessus.

« Tu es né sur les Îles Pourpres, et tu étais encore gamin quand tu es venu à Paris, se moqua-t-il.

– Peut-être, concéda Elie en souriant, mais mon père m’en a souvent parlé, et son père à lui était né en Danhomé, il était prince, là-bas…

– Ça, c’est ce qu’il t’a dit, mais on ne vend pas les princes comme esclaves. »

Elie fit mine de se fâcher.

« Au bout d’un moment, est-ce que c’est ton histoire, ou la mienne ? »

Jean sourit et se tut.

« Donc, je disais qu’en Danhomé, il y a un esprit pour la mauchance et le destin, qui s’appelle Fa. Chacun a son Fa, c’est son destin, son esprit serein. »

Il parlait doucement, comme on raconte une histoire aux enfants, avec une voix riche en intonations, presque musicale.

« Et puis, il y a un autre esprit, qui s’appelle Eshu. Eshu est l’esprit tricheur, il est vieux et boiteux et il dort devant les portes ou aux carrefours. Comme chacun a son Fa, chacun a son Eshu, son esprit imprévu et turbulent. Fa est sage, mais Eshu est malin, toujours il défait les plans de Fa, triche avec le destin, amène les accidents, bons et mauvais. »

Il s’était redressé pour s’assoir en tailleur, et regardait le champ étalé devant eux.

« Regarde ces fillettes qui jouent, elles soufflent les pissenlits pour que leurs souhaits sont exaucés, elles se remettent entre les mains de leur Fa, mais Eshu ne l’acceptera pas, c’est parfois triste, mais d’autres fois il faut mettre de côté le destin qu’on nous a donné pour en faire un meilleur. Tu es triste, l’ami, ces derniers jours… il faut te faire confiance. »

Jean l’écoutait avec attention, sans trop comprendre. Il lui semblait que les mots de son ami étaient comme un évangile, une parole divine obscure et hiératique, pleine de symboles qu’il devait interpréter. L’autre se retourna, et le fixa de ses grands yeux verts ; il pensa à Brune.

« Ce que j’essaie de te dire, c’est que l’espoir est surfait. On espère, on espère, mais à la fin on ne fait rien, et si tu veux quelque chose il vaut mieux le prendre que l’espérer. Laisse Eshu tordre le cou à Fa, pour une fois. »

Le vent se leva, et plus loin les blés ondulèrent comme une vague dorée. Au-dessus d’eux l’arbre grinça, courbant ses branches touffues dont l’ombre dansa sur le visage sombre d’Elie. Le soleil à travers les feuilles tombait en taches dorées sur sa peau brillante ; il sourit. Jean semblait plus détendu. Sans s’en rendre compte, il toucha de sa main gauche l’annulaire de sa main droite, comme pour ajuster une bague qui n’y était plus : on en voyait encore la marque rouge sur sa peau.

Il tira de sa poche sa montre d’argent, et l’ouvrit.

« Seize heures cinquante, dit-il d’une voix lasse. Il faut y aller, ou bien nous ne serons pas aux fortifications avant qu’ils ferment les portes pour la nuit.

– Fichue guerre, pesta Elie en se levant avec grâce. Vivement que ça soit fini. »

Il ne savait pas combien la fin était proche.

*

* *

C’était le 18 Messidor 223, et la foule s’était rassemblée sur la place de la Commune, qu’on appelait aussi le Temple – c’est d’ailleurs le nom qu’elle porte aujourd’hui. Du Temple s’étoilaient sept grands axes, comme les rayons d’un astre : le boulevard de Magenta, la rue du Faubourg du Temple, le boulevard des Amandiers, le boulevard Voltaire, le boulevard du Temple, la rue du Temple, et le boulevard de la Commune par lequel Jean était venu. Il sentait la fin venir, maintenant, et commençait à comprendre toute la portée de ses actes. Il en avait peur, pourtant, et tentait de se perdre dans la contemplation de la place, de ses immeubles de bonne facture, de pierre de taille blanche et couronnés de mansardes d’ardoises noires, illuminés par le soleil éclatant ; des lignes de sidérophidien qui passaient à sa circonférence, celle des petits boulevards et celle du Temple qui venait du Louvres et des Halles et qui allait à Belleville, et encore celle de la colline qui allait au père Lachaise.

Le pas lourd, il entra dans la sorte de cathédrale de verre et de fer brassé qu’il y avait alors sur le Temple. Elle n’avait pas de murs, seulement de hautes colonnes de fer qui supportaient une grande verrière, un ensemble de voûtes et de coupoles. On appelait l’édifice le Palais des Sciences, et il avait été construit pour y montrer les dernières inventions et découvertes du Magistère. Difficile à entretenir, il s’était vite dégradé ; prompt à la mélancolie et au regret, Jean remarqua immédiatement que des vitres brisées n’avaient pas été remplacées, que le fer brillant s’était terni. On avait cessé d’y faire des expositions, et sa carcasse de verre était restée là, grandiose et misérable. Pourtant, il s’en souvenait, dans les années qui avaient suivi sa construction l’édifice avait été magnifique, un temple païen élégant et aérien qui rayonnait sous le soleil, orné de plantes superbes et toujours visité d’une foule nombreuse et curieuse.

La foule était nombreuse ce jour-là sous le firmament de verre et de fer, mais sa curiosité était différente, plus macabre certainement, et drapée d’une pieuse dévotion ; elle l’écœurait un peu. L’air poussiéreux en tombant des nues attrapait les rayons du soleil et se chargeait d’or ; il nimbait le Temple d’une gloire vermeille. Au-dessus de leurs têtes le verre étincelait de mille feux sous l’astre solaire, dont les rayons décuplés chauffaient la cathédrale comme un four. Ils attendaient tous, la tête basse ; ils ne parlaient pas, ou peu, d’une voix basse et emprunte de respect. Quelques-uns jetaient par moment des regards furtifs vers la grande estrade qu’on avait mise au milieu du Temple, une estrade de bois et de fer – Jean n’osait regarder. Il les sentait autour de lui, tous ces fidèles qui étaient tous là comme en pèlerinage, attendant le début de la Grande Messe, la dernière, et il se sentit faible. Les yeux de la foule mariaient dans un éclat trouble la crainte et l’espoir, la foi et la résignation. Femmes, hommes, riches, pauvres, jeunes, vieux ; la lumière descendait sur leurs têtes nues et ils se courbaient, entourés d’un bataillon de la garde communale. D’autres soldats étaient autour de l’estrade, on avait mis une barrière solide et barbelée pour garder la foule à distance.

Enfin il y eut une rumeur, et le peuple frémit d’une multitude de murmures fiévreux, remua comme le flot d’un lac tranquille dérangé par une brise. Sept silhouettes étaient montées sur l’estrade, qui était hérissée de trois potences. Alors tous les regards convergèrent vers la potence qui était au milieu, et sous laquelle se dressait un homme à la crinière noire, parsemée de cheveux gris. De loin, on le voyait mal, mais chacun ici savait qui il était… la nouvelle de son arrestation avait saisi Paris comme une crise d’épilepsie tragique et soudaine, et c’était lui qu’ils étaient venus voir pendre.

Linspré.

Son nom était sur toutes les lèvres, il hantait le Temple comme un serment et une formule magique, un mot pour éloigner le mal, mais il allait disparaître. Pris le matin, pendu l’après-midi – le Comité n’avait pas perdu de temps. A sa droite et à sa gauche étaient deux autres malfrats, on les connaissait mal. On savait seulement que c’étaient des criminels, des gredins, et certains s’indignaient que le prince du peuple soit ainsi mis au nombre des malfaiteurs. Eux-mêmes le regardaient avec crainte et respect ; ils allaient mourir mais sa présence près d’eux était comme une salvation, ils étaient dans son ombre ou bien dans sa lumière. Linspré en effet semblait rayonner, parmi les malfaiteurs et parmi ses bourreaux, au cœur de la foule et au cœur du monde. Près de lui son geôlier disparaissait dans son aura, il n’était qu’une silhouette insipide, pâle et terne.

Le septième homme s’avança au-devant de l’estrade, la foule se tut tout à fait, et le Temple fut plein d’un silence recueilli – si un ange était passé on l’eut entendu battre de l’aile. L’homme avait à la main une grande enveloppe, il l’ouvrit pour en sortir une grande feuille de papier, qu’il tendit devant ses yeux pour la lire. Alors il parla d’une voix forte et grave. Il dit les crimes des trois condamnés, et il dit leur sentence. Ils avaient tué et ils avaient volé, et ils seraient pendus par le cou jusqu’à ce que leur mort vienne, car c’était ce qu’exigeait la loi de la Commune de Paris, votée par les représentants du peuple de Paris pour leur liberté et leur sécurité.

Enfin il se tut, et referma l’enveloppe. Il recula, et derrière lui on vit à nouveau Linspré, qui avait la tête haute et le buste droit. On approcha une corde de son cou comme on l’approchait au cou des autres.

« Je ne meurs pas ! »

Le cri avait éclaté comme le tonnerre dans le Temple, et on crut qu’il était venu du ciel, pourtant on sut bien vite que c’était Linspré qui avait parlé quand son geôlier le frappa d’un coup de bâton dans ses côtes.

Alors les trois geôliers s’écartèrent des condamnés, et le septième homme s’approcha d’un levier qui était là. Il mit dessus sa main et il dit :

« Que justice soit faite. »

Il abaissa le levier, et la terre s’ouvrit sous les pieds des condamnés, le chanvre grinça au-dessus de leurs têtes et leurs corps s’allongèrent soudain entre le ciel et la terre, leurs jambes se cachèrent de la vue de la foule, qui retenait son souffle. Linspré, le cou tendu, semblait regarder les cieux, il devait y voir le bras terrible de la potence. Ses traits étaient tendus de douleur et de grâce comme ceux des martyrs des peintres de la renaissance, et sa barbe cachait le serpent de chanvre qui lui prenait son souffle.

Bientôt il était mort. La foule alors se dispersa, grondante déjà. Jean fut dans les premiers à se retirer, il avait le regard brillant et la bouche tordue par le zèle et l’ambition, par tant d’autres choses qu’il ne devinait pas même en son cœur mais qui déchiraient son visage – peu importe, puisque le monde bientôt les aurait oubliés.

Il marcha vers le nord, sortit du Temple et prit le boulevard de Magenta.

Une fleur rose pâle s’épanouissait dans le ciel, à l’ouest. Son regard flotta avec paresse vers l’horizon crénelé, au-dessus des tôles brûlantes et des tuiles rousses. L’écume des rares nuages épongeait le saignement et s’imbibait de rose. Bientôt, le soir allait avaler la ville de sa gueule sombre, mais pas encore.

« La vague en a paru rouge, récitait-il d’une voix absente, et comme enflammée.
Ce soir, ma robe encore en est toute embaumée…
Respires-en sur moi l’odorant souvenir. »

Pas encore.

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