Fenghuang

Le pimagides dit qu’il est célèbre à travers le monde. Il dit qu’en Russie on l’appelle Jar-ptitsa, en Chine Fenghuang, en Perse Simurgh, au Kamchatka Kutkh, et que dans les Amériques certains l’ont même appelé Quatzercoatl.

Il est plus probable que le pimagides ne soit pas le seul oiseau imaginaire, et qu’il aie tendance à s’approprier les exploits des siens.

Voici par exemple ce que le pimagides dit de ses exploits en Chine, qui lui auraient gagné le nom de Fenghuang, roi des oiseaux.

« Il était une fois, il y a bien longtemps selon votre compréhension du temps, mais en un temps qui pourrait venir bientôt, il était une fois, dis-je, sur une montagne au cœur de la Chine, il y eut un terrible incendie.

Le feu est une chose terrible. Il mange tout, le grillon, le chêne, l’éléphant, la montagne, il se nourrit de vie et de vent, et seuls les fleuves peuvent le traverser. Ainsi sont les fleuves, étrangers aux tourments de notre monde.

Bien sûr il m’arrive moi-même de me vêtir de flammes, et même en quelque sorte d’être fait de flammes. En ces occasions on m’a appelé ou m’appellera Phénix ou Jar-ptitsa. Mais il s’agit d’autres contes.

En ce jour, ou bien un jour à venir, je vins sur cette montagne et vis l’incendie. Comme une grande mer écarlate et brûlante il descendait depuis la montagne dans les vallées, où le vent le portait. Alors je battis mes ailes avec une grande force, si puissante en effet fut la bourrasque ainsi conjurée qu’elle arracha mes plumes. Mais je continuai à battre des ailes, et à les battre encore jusqu’à ce que l’incendie s’incline, se retire, et enfin s’éteigne.

Alors tous les cent mille et un oiseaux de Chine vinrent à moi. Ils virent que je n’avais plus de plumes et, par respect, ils arrachèrent une à une leurs propres plumes pour me les offrir, de sorte que je fus paré dans la splendeur chatoyante de toutes leurs attraits combinés. Ainsi je devins Fenghuang, roi des oiseaux. »

A travers tout l’est de l’Asie des contes mentionnent Fenghuang. Ces contes parlent-ils du même oiseau, ou de plusieurs bêtes légendaires ? Ces oiseaux sont-ils le pimagides ? Nous pouvons en douter.


The pimagides says he’s well known all around the world. He says that in Russia they call him Jar-ptitsa, in China Fenghuang, in ancient Persia Simurgh, in Kamchatka Kutkh, and in the Americas he says some used to call him Quatzercoatl.

A likelier tale is that the pimagides is not the only imaginary bird, and that he likes to take credit for his brethren’s feats.

This is for example what the pimagides tells of his exploits performed long ago in China, that is supposed to have earned him the name Fenghuang, the king of birds.

“Once upon a time much removed according to your understanding of time, but a time that could come soon indeed, once upon a time, says I, on a mountaintop in the heart of great China, there was a terrible fire.

Fire is such a dreadful thing! It eats all things, great or small, feeds on life and wind, and only rivers can pass through it. Such are rivers, unconcerned with the troubles of the world.

Of course sometime I myself am on fire – of fire, might I say. In such times I have been called or will be called Phoenix or Jar-ptitsa. Those are other tales, however.

Presently (or formerly), I came to the mountaintop and saw the fire. As a great red burning sea it flowed from the mountains into the valleys, where the wind carried it. And so with great vigor I beat my wings, so great indeed was the force of the wind thus conjured that it tore away my feathers. But still I beat my wings, and beat them again until the fire cowered and retreated, and finally died.

Then all the one hundred thousand and one birds of China came to me in reverence. They saw that I had lost my feather and so, in respect, each pulled their own feathers and offered them to me, so that I was dressed in the shimmering splendor of their combined grace. And so I became Fenghuang, king of birds, and those I had saved came under my dominion.”

Of Fenghuang we find traces in folktales all across the east of Asia. Do those tales tell of the same one bird, or of several legendary beasts? Are those birds the pimagides? So he claims.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s